Recommander sans abîmer son réseau : consentement, RGPD et bon sens
Ton réseau est ton capital. Comment recommander dans le respect des personnes : accord préalable, données personnelles, prospection B2B, et le droit de dire non.
Ton réseau, c'est ton capital. Il s'est construit en années de confiance, et une seule recommandation maladroite peut l'abîmer. La bonne nouvelle, c'est que les règles qui le protègent sont aussi celles du bon sens.
Toujours demander l'accord avant de transmettre
C'est la règle d'or, et elle n'a pas d'exception : tu ne transmets les coordonnées de quelqu'un que s'il a dit oui. Un oui clair, idéalement écrit (un message suffit). Il protège la personne, qui ne sera contactée que si elle le souhaite. Et il te protège toi, car un prospect qui attend l'appel est un prospect qui décroche.
Chez ANT-i, cet accord est une condition de chaque déclaration : sans lui, la déclaration ne peut pas être envoyée.
Ce que dit le RGPD, en clair
Le nom, l'e-mail ou le téléphone d'un interlocuteur sont des données personnelles, même dans un cadre professionnel. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) demande qu'elles soient collectées loyalement, utilisées pour un but précis, et que la personne puisse s'y opposer. En pratique, pour un apporteur d'affaires, ça veut dire :
- ne transmettre que ce qui est utile (pas besoin de la date de naissance pour parler d'un site web) ;
- ne pas constituer de fichier « au cas où » à partir de cartes de visite ou d'annuaires ;
- prévenir la personne de qui va la contacter et pourquoi ;
- respecter immédiatement une demande du type « ne me contactez plus ».
La prospection par e-mail entre professionnels
La CNIL admet qu'on contacte un professionnel par e-mail sans son accord préalable, à trois conditions : le message concerne sa fonction ou son activité, il indique clairement qui l'envoie, et il offre un moyen simple de ne plus être sollicité. C'est ce qu'on appelle le régime d'opposition (« opt-out »).
Mais pour un apporteur d'affaires, ce n'est pas le sujet. Ta force n'est pas d'écrire à des inconnus, c'est d'être recommandé par la confiance. Une mise en relation acceptée vaut cent e-mails envoyés à froid.
Ne jamais forcer la main
Un « non merci » est une réponse complète. Un silence aussi. Tu peux reposer la question des mois plus tard, si la situation a changé, mais jamais insister. Les personnes de ton entourage doivent pouvoir te parler de leurs projets sans craindre que chaque phrase devienne une opportunité commerciale.
Être transparent sur ta commission
Tu n'as pas à donner le montant, mais dire que tu fais partie d'un réseau de partenaires et que tu es rémunéré si l'affaire se fait, c'est sain. Ça ne diminue pas la valeur de ta recommandation : ça montre que tu n'as rien à cacher. Et si tu ne recommanderais pas ce service sans commission, c'est probablement que ce n'est pas une bonne recommandation.
Et si ça se passe mal ?
Ça peut arriver : un rendez-vous manqué, un projet qui ne convient pas. Ce n'est pas ta faute, mais ce n'est pas non plus le moment de disparaître. Prends des nouvelles, fais remonter le problème à l'équipe, et laisse-la le régler. Chez ANT-i, chaque prospect dispose d'un fil d'échanges avec l'équipe, justement pour ça.
Si la personne que tu recommandes apprenait tout ce que tu as fait de ses informations, serait-elle à l'aise ? Si oui, tu es dans le bon.
Questions fréquentes
Ai-je le droit de transmettre l'e-mail professionnel d'un contact ?
Avec son accord, oui, et c'est ce qu'il faut toujours obtenir avant de transmettre. Sans accord, tu exposes la personne à une sollicitation qu'elle n'a pas demandée et tu prends un risque au regard du RGPD.
Puis-je démarcher des inconnus pour trouver des prospects ?
La prospection par e-mail entre professionnels est encadrée : le message doit concerner l'activité du destinataire, indiquer qui l'envoie et permettre de s'opposer simplement à tout nouvel envoi. Mais pour un apporteur d'affaires, la force vient du réseau existant, pas de la prospection à froid.
Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un conseil personnalisé (expert-comptable, avocat, URSSAF). Pour un partenaire ANT-i, seuls le contrat signé et le barème qu'il désigne font foi.